Le bombardement des hôpitaux, des écoles et des universités est un crime de guerre
Mission de contrôle
Le bombardement des hôpitaux, des écoles et des universités est un crime de guerre
Le bombardement des hôpitaux, des écoles et des universités est un crime de guerre
Nous sommes des universitaires et des chercheurs concernés par l’Iran, en contact permanent avec nos collègues et amis iraniens. Le peuple iranien a cessé, depuis longtemps, de croire que ses intérêts sont représentés par la République islamique. Il a continué de se révolter et a subi une répression de plus en plus forte, allant jusqu’aux massacres de janvier 2026. Loin de soulager ses souffrances, les sanctions internationales multiples écrasent l’économie du pays. L’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015, qui aurait permis une normalisation, a été déchiré par Trump en 2018 sans que les autres puissances signataires ne réagissent.
Depuis le 28 février 2026, c’est une double agression extérieure, prétendant libérer l’Iran, qui massacre des civils, des enfants, et qui détruit des infrastructures essentielles à la vie quotidienne. Plus de trois cents hôpitaux et centres médicaux, dont l’emblématique Institut Pasteur de Téhéran, l’un des plus anciens centres de recherche et de prestation de services de santé, plus de 20 universités, plusieurs centaines d’écoles ont été bombardés. À ces destructions s’ajoutent plus de 93 000 immeubles résidentiels et commerciaux, une centaine de monuments historiques, des centres de désalinisation de l’eau, plusieurs raffineries et dépôts de pétrole, des ponts, ports et aéroports, navires et avions, industries pharmaceutiques, métallurgiques, etc. Plus de 2 000 civils ont à ce jour été tués, plusieurs milliers blessés et trois millions de personnes déplacées. Contrairement aux attentes de Washington et de Tel-Aviv, le régime décapité ne s'est pas effondré. En riposte aux bombardements, il a régionalisé, voire internationalisé cette guerre asymétrique et pris le contrôle du détroit d’Ormouz.
Cette guerre ne touche pas seulement les dirigeants de la République islamique, elle détruit l’État, les infrastructures et met gravement en danger la survie de la population. Les Iraniens sont pris en étau d’un côté par les États-Unis et Israël qui les bombardent et, de l’autre, par le régime « islamique » qui continue à les réprimer.
Nous demandons au gouvernement et aux parlementaires français de tout mettre en œuvre pour arrêter définitivement cette guerre illégale et illégitime. Seule une paix durable garantissant l'intégrité territoriale de l'Iran est susceptible de rétablir la stabilité de l'ensemble de la région.