protégeons le lien entre l’enfant et ses deux parents
Texte législatif
protégeons le lien entre l’enfant et ses deux parents
Pour la reconnaissance et la prévention de l’aliénation parentale : protégeons le lien entre l’enfant et ses deux parents
Parce qu’un enfant ne devrait jamais devenir l’enjeu d’un conflit entre adultes
Chaque séparation familiale est différente. Certaines se déroulent dans le respect de l’enfant et de chacun de ses parents. D’autres deviennent extrêmement conflictuelles.
Dans certaines situations, le lien entre un enfant et l’un de ses parents peut progressivement se dégrader jusqu’à parfois disparaître.
Un enfant peut alors se retrouver pris dans un conflit de loyauté, exposé aux conflits des adultes ou confronté à des comportements qui contribuent à l’éloigner de l’un de ses parents.
Ces situations doivent pouvoir être étudiées avec sérieux, objectivité et prudence.
Nous ne demandons pas que toute opposition d’un enfant envers un parent soit automatiquement considérée comme de l’aliénation parentale.
Un enfant peut avoir des raisons légitimes de refuser ou de craindre un parent, notamment lorsqu’il existe des violences, des abus, de la négligence ou une situation mettant sa sécurité en danger. Ces situations doivent évidemment être recherchées et prises en compte en priorité.
Mais lorsqu’aucun danger ne justifie la rupture du lien, nous estimons qu’une dégradation importante et inexpliquée de la relation entre un enfant et l’un de ses parents doit également pouvoir déclencher une évaluation approfondie.
Nous demandons aux pouvoirs publics :
1. De développer la recherche scientifique sur les ruptures de liens familiaux après les séparations conflictuelles, notamment sur les mécanismes d’emprise, les conflits de loyauté et les comportements susceptibles de conduire un enfant à rejeter progressivement l’un de ses parents.
2. De développer des outils d’évaluation fondés sur les connaissances scientifiques, permettant aux professionnels de distinguer notamment :
- une rupture de lien résultant de violences ou de comportements réellement dangereux ;
- un conflit familial important ;
- un conflit de loyauté ;
- et une rupture du lien pouvant résulter de comportements répétés d’un parent ou de l’entourage visant à éloigner l’enfant de l’autre parent.
3. De renforcer la formation des professionnels concernés, notamment les magistrats, avocats, éducateurs, travailleurs sociaux, psychologues et professionnels de la protection de l’enfance.
4. De permettre une intervention plus rapide lorsqu’un enfant cesse brutalement ou progressivement d’entretenir une relation avec l’un de ses parents, afin d’éviter que plusieurs mois ou plusieurs années ne passent avant que la situation soit réellement comprise.
5. De mieux prendre en compte les comportements répétés visant à empêcher sans motif légitime le maintien du lien entre un enfant et l’un de ses parents.
6. De placer systématiquement l’intérêt supérieur de l’enfant au centre de ces évaluations, sans présumer automatiquement de la culpabilité de l’un ou de l’autre parent.
Notre demande n’est pas une guerre entre les mères et les pères.
Elle concerne les enfants.
Un père peut être éloigné de son enfant.
Une mère peut être éloignée de son enfant.
Et un enfant peut aimer ses deux parents sans avoir à choisir entre eux.
Nous voulons que la justice et les professionnels disposent de davantage de connaissances et de moyens pour comprendre ces situations avant que le lien familial ne soit définitivement détruit.
Nous voulons également que les accusations d’aliénation parentale ne puissent jamais servir à faire taire un enfant ou un parent dénonçant de véritables violences.
Nous demandons donc une approche rigoureuse, scientifique, indépendante et centrée sur l’enfant.
Un enfant ne devrait pas avoir à choisir quel parent il a le droit d’aimer.
Nous appelons les citoyens, les familles et les professionnels concernés à soutenir cette pétition afin que les pouvoirs publics se saisissent réellement de la question des ruptures de liens parent-enfant dans les séparations hautement conflictuelles.
Protéger un enfant, c’est aussi protéger ses liens affectifs lorsqu’ils ne représentent aucun danger pour lui.
Nous demandons que cette question soit étudiée par les pouvoirs publics et qu’un véritable travail national soit engagé sur la prévention, l’identification et la prise en charge de ces situations.