Accordons deux ans de répit aux animaux rescapés des incendies
Texte législatif
Accordons deux ans de répit aux animaux rescapés des incendies
Nous demandons au Parlement d'adopter une mesure exceptionnelle visant à suspendre toute activité de chasse pendant une durée de deux ans dans les territoires ayant été officiellement reconnus comme touchés par un incendie de forêt ou de végétation majeur.
Cette suspension devra s'appliquer à l'ensemble des espèces chassables, sur les communes ou secteurs définis par arrêté préfectoral à la suite des incendies.
La France traverse une nouvelle saison dramatique d'incendies de forêt.
Des milliers d'hectares de forêts, de garrigues, de maquis et d'espaces naturels ont été détruits en quelques jours. Ces catastrophes ont ravagé l'habitat de milliers d'animaux sauvages : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, insectes pollinisateurs et nombreuses espèces protégées.
Les animaux qui survivent aux flammes sont souvent :
blessés ou brûlés ;
privés d'abris ;
privés de nourriture ;
désorientés ;
contraints de parcourir de longues distances pour survivre.
Dans ces conditions, ils deviennent particulièrement vulnérables.
Autoriser la chasse quelques semaines ou quelques mois seulement après un incendie revient à exercer une pression supplémentaire sur une faune déjà fortement fragilisée.
Or la reconstruction d'un écosystème forestier ne s'effectue pas en quelques mois.
Les habitats naturels mettent plusieurs années à retrouver leurs fonctions écologiques. Pendant cette période, les populations animales doivent pouvoir se reconstituer sans subir de prélèvements supplémentaires.
Une suspension temporaire de la chasse constituerait donc une mesure de bon sens, cohérente avec les politiques françaises de préservation de la biodiversité.
Pourquoi deux ans ?
Deux années représentent un délai minimal permettant :
la recolonisation progressive des espaces brûlés ;
la reproduction de nombreuses espèces sauvages ;
le retour de ressources alimentaires ;
une diminution du stress écologique provoqué par l'incendie.
Il ne s'agit pas d'une interdiction définitive de la chasse mais d'une mesure exceptionnelle, limitée dans le temps, destinée à accompagner la restauration des milieux naturels.
Nous demandons :
la suspension de toute activité de chasse pendant deux ans dans toutes les communes ou secteurs officiellement touchés par un incendie majeur ;
que cette suspension entre en vigueur dès la publication de l'arrêté préfectoral constatant l'incendie ;
que les zones concernées soient clairement délimitées par les services de l'État ;
qu'une évaluation scientifique puisse permettre, si nécessaire, de prolonger ou de lever cette mesure selon l'état réel des écosystèmes.
Pourquoi signer ?
Parce qu'un animal ayant survécu aux flammes mérite une chance de survivre.
Parce que la protection de la biodiversité doit être cohérente avec les efforts considérables déployés par les pompiers, les bénévoles et les collectivités pour sauver ces territoires.
Parce que reconstruire une forêt ne consiste pas seulement à replanter des arbres : il faut également laisser le temps à la vie sauvage de renaître.
Enfin, parce qu'une mesure temporaire et ciblée constitue une réponse équilibrée, conciliant protection de la nature et gestion responsable de la faune.