Pour des forêts qui ne brûlent plus : futaie irrégulière, fin de la coupe rase et sortie des soutiens aux fossiles
Texte législatif
Pour des forêts qui ne brûlent plus : futaie irrégulière, fin de la coupe rase et sortie des soutiens aux fossiles
Je ne suis pas forestier. Je suis un citoyen qui a vu, cet été, le ciel s'assombrir et des familles fuir. Je refuse que nos forêts deviennent des cendriers pendant qu'on détourne le regard. Voici pourquoi je lance cette pétition.
Fin juillet 2026, la France connaît sa pire saison d'incendies jamais mesurée : 116 000 hectares parcourus par le feu et 220 000 personnes évacuées en Gironde. Ce sont, année après année, les mêmes forêts qui brûlent : des monocultures de résineux rasées à blanc. Dans le même temps, le puits de carbone de nos forêts a chuté de près de 40 % et la mortalité des arbres a bondi de 125 % en dix ans (IGN 2025). Le réchauffement aggravera tout : à +2,7 °C attendus vers 2050, les surfaces brûlées pourraient être multipliées par quatre (Météo-France).
Or notre droit laisse la coupe rase largement libre, subventionne la monoculture, et l'État maintient chaque année 7 à 16 milliards d'euros de niches fiscales défavorables au climat.
Nous demandons au Sénat d'engager une réforme du Code forestier : faire de la futaie irrégulière le mode de gestion de référence ; interdire la coupe rase comme pratique courante selon un calendrier de transition ; rendre obligatoire le mélange d'essences ; réorienter les aides publiques vers la diversification ; sanctuariser les moyens de l'ONF et de la Sécurité civile ; et mettre fin aux soutiens publics de l'État aux énergies fossiles.
Il y va de la sécurité des personnes, de l'eau, du climat et de l'avenir de la forêt française.